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Bien commun

Un nouveau projet d’usine d’eau minérale en bouteilles plastique suscite l’incompréhension

Par Alexis Dumont

Alors que les ressources en eau sont sous tension, et que la pollution plastique a tous les aspects d’un désastre planétaire, est-il encore raisonnable de mettre de l’eau minérale en bouteilles ? A Divonne-les-Bains, ville française collée à la frontière suisse, la question est tranchée : une usine doit voir le jour, et produire 400 millions de bouteilles par an. Les élus espèrent ainsi voir rayonner l’image de la ville. Mais alors que le pays de Gex manque déjà d’eau, et que les conséquences écologiques du modèle touristique local sont de plus en plus palpables, le projet est loin de faire l’unanimité. Reportage.

Nouvelle-Aquitaine

Un grand projet de réservoirs d’eau sert les intérêts de l’agriculture intensive au mépris de l’avenir des rivières

Par Clément Barraud

Pour continuer d’irriguer leurs cultures de maïs très gourmandes en eau, des exploitants agricoles installés dans la Vienne envisagent la construction de 41 réservoirs d’eau d’ici 2022. Ces retenues, qui ne profiteraient qu’à une poignée d’agriculteurs, équivaudraient à 7,5 fois le projet de barrage de Sivens. Objectif : pomper de l’eau dans les rivières et les nappes phréatiques durant l’hiver, puis la stocker en vue de limiter le pompage en été. Un moyen, selon les opposants, de contourner les restrictions d’arrosage en période estivale, et de faire perdurer un modèle d’agriculture intensive. Des services de l’État font cependant pression en faveur de ces projets. Enquête.

Reportage

Polluées, menacées, déplacées : ces communautés amazoniennes aux prises avec des multinationales européennes

Par Erika Campelo, Ivan du Roy

C’est un petit coin de l’immense Amazonie, transformé en zone industrielle géante : fonderie d’aluminium appartenant à un groupe norvégien, usine de transformation d’argile de la multinationale française Imerys, terminaux portuaires où transitent soja, bœufs vivants et matières premières issues de la forêt amazonienne… Le tout rythmé par le ballet quotidien de milliers de semi-remorques. Déjà plusieurs fois déplacées, les communautés locales supportent aussi depuis vingt ans des pollutions à répétition, qui contaminent nappes phréatiques et rivières. Mais elles commencent à organiser la résistance. Basta! s’est rendu sur place.

Accès à l’eau

Face au réchauffement climatique, des agriculteurs montrent la voie d’une irrigation responsable

Par Sophie Chapelle

Dans les Hautes-Alpes, l’accès à l’eau pour les pâturages est essentiel. Mais nul besoin ici d’énergie fossile ou électrique pour irriguer : des canaux ont été construits à flanc de montagne voici plus de 500 ans. Grâce à la gravité, l’eau y circule jusque dans les vallées. Mais ce mode d’irrigation, qui favorise l’autonomie en fourrage des fermes d’élevage, est aujourd’hui menacé par le désengagement de l’État. Des paysans, avec l’aide du Département, ont décidé de reprendre en main l’entretien des canaux, en misant sur la solidarité entre les usagers.

Eau au Brésil

Comment des habitants de São Paulo s’organisent pour transformer des sources urbaines en parcs et jardins autogérés

Par Rachel Knaebel

Les 11 millions d’habitants de São Paulo ont frôlé la catastrophe il y a trois ans. Suite à une longue sécheresse et à une gestion désastreuse, les réservoirs destinés à approvisionner la ville en eau potable étaient vides. L’eau est pourtant abondante dans les sous-sols de cette mégalopole tentaculaire. Une ressource que plusieurs quartiers et leurs habitants apprennent à gérer eux-mêmes, comme un bien commun, grâce à la présence de sources souterraines urbaines, mais non polluées. Ils aménagent des parcs, des fermes, et des jardins communautaires parfois foisonnants. Cela jusqu’aux pieds des favelas. Reportage.

Résilience

« Et puis un jour, l’eau s’est arrêtée » : quand São Paulo et ses 11 millions d’habitants ont frôlé la catastrophe

Par Rachel Knaebel

La mégapole de São Paulo et sa région ont connu une pénurie d’eau inédite en 2014 au point d’entraîner rationnements et coupures en plein été brésilien. Depuis, le retour des précipitations n’a pas éloigné le spectre d’une nouvelle crise. En cause : la déforestation de l’Amazonie qui modifie les données climatiques, la gestion scandaleuse de la société d’approvisionnement qui préfère enrichir ses actionnaires, et l’incurie des politiques publiques, qui rechignent à investir dans les infrastructures et à soutenir des alternatives locales pourtant prometteuses. Enquête sur un effondrement hydrique qui menace.