Hollande et Montebourg ont 15 jours pour sauver Fralib

Redressement productif ?

par Sophie Chapelle

Le dossier « Fralib » pourrait se retrouver en haut de la pile du nouveau ministère en charge du Redressement productif. La justice vient d’ordonner l’expulsion des salariés de cette usine de conditionnement de thés et d’infusions de la multinationale Unilever à Gémenos (Bouches-du-Rhône), à partir du 1er juin. Dans son ordonnance du 16 mai [1], le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille précise que, pendant le délai de quinze jours « ainsi accordé », « il appartiendra aux parties de rechercher le dialogue par tels moyens qu’elles jugeront appropriés ».

« Aucun boulon ne sortira de Gémenos », annoncent les Fralibiens, déterminés à faire aboutir dans les meilleurs délais leur projet alternatif à la délocalisation en Pologne (Voir notre reportage). Dans un courrier à Arnaud Montebourg [2], ils demandent l’organisation rapide d’ « une table ronde regroupant notamment les ministères concernés, les syndicats des salariés, les collectivités territoriales, le groupe Unilever ». François Hollande, alors candidat à l’élection présidentielle, l’avait lui-même demandé le 24 février dernier. Et avait rendu visite aux salariés pendant la campagne. C’est le moment ou jamais d’assumer ses promesses.