Le gouvernement entérinera-t-il l’arnaque du compteur Linky ?

Eléctrique

par Sophie Chapelle

Le nouveau compteur « intelligent » Linky n’en finit pas d’attirer les foudres. L’UFC-Que choisir vient de saisir le Conseil d’État afin qu’il annule la généralisation du compteur chez les particuliers. L’association considère qu’en l’état Linky « ne répond pas aux exigences normatives européennes et nationales, et, en conséquence, n’est pas au service des consommateurs pour une meilleure maîtrise de leur consommation énergétique et de leur budget ». Principal grief, l’absence d’affichage en temps réel de la consommation dans l’espace de vie. Or, c’est justement parce que Linky a été présenté comme un outil au service des économies d’énergie que l’ancien gouvernement a annoncé son installation dans 35 millions de foyers à partir de 2013 (lire nos précédentes enquêtes).

L’UFC-Que choisir remet aussi en cause les phases de test effectuées à Lyon et en Touraine, et dénonce une « privatisation de l’accès aux données de la consommation ». L’association de défense des consommateurs signale également que le coût du compteur pourrait grimper jusqu’à 300 euros par compteur, alors même que le gouvernement Fillon s’était engagé sur sa gratuité. Pour elle, ce compteur Linky a été conçu « dans l’intérêt exclusif du gestionnaire de réseau et des fournisseurs d’énergie, et bien peu dans celui des consommateurs ». Attendue sur ce dossier, Nicole Bricq, la nouvelle ministre en charge de l’Énergie, est invitée à séparer ce qui relève du mensonge marketing et de la réalité.