Ce 25 novembre aura lieu la journée de lutte contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre. Ce jour-là, ainsi que les quelques jours le précédant, seront marqués par l’organisation de manifestations et d’événements de lutte partout en France.
Le collectif féministe NousToutes lancera ainsi sa grande manifestation parisienne le samedi 22 novembre à 14 heures place de la République. « Nous serons dans la rue contre les féminicides, les violences patriarcales, sociales et d’État, la destruction des services publics qui impacte plus fortement les femmes et les personnes minorisées, les guerres, les génocides et la montée des fascismes partout dans le monde » précise NousToutes.
Le collectif Grève féministe, proche des organisations syndicales, appelle à manifester le 22 novembre mais aussi le 25 novembre, jour de grève qui permet de mettre l’accent sur les violences sexistes et sexuelles subies dans le monde du travail. « Le 25 novembre nous marcherons pour rendre hommage à toutes les victimes de la violence machiste, les femmes, les filles, les personnes LGBTQIA+, à toutes celles qui souffrent et qui luttent, en dépit des risques encourus. A toutes celles que nous avons perdues » souligne ce collectif.
D’autres événements se tiendront hors ces deux dates comme une action d’occupation de place, suivie d’une manifestation à Saint-Malo le 23 novembre, relève le média Rapports de Force. De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives sont signataires des appels de NousToutes et de la Grève féministe, y compris des deux à la fois.
Ces événements se tiendront alors que le 144e féminicide de l’année a eu lieu le 17 novembre. « En France, en 2024, c’est encore plus d’un féminicide tous les trois jours commis par un conjoint ou un ex-conjoint. Des femmes assassinées parce qu’elles sont femmes. Le nombre de femmes victimes de violences dans le couple et les enfants co-victimes ne diminue pas, tout comme les viols ou tentatives. La quasi-totalité des agresseurs sont des hommes (97,3%) », rappelle le collectif Grève féministe dans son appel.
Les organisations féministes et syndicales exigent notamment une loi-cadre intégrale contre les violences, comme en Espagne. Elles estiment que trois milliards d’euros sont nécessaires pour la mettre en œuvre. Elle demande aussi une Éducation à la Vie Affective Relationnelle et à la Sexualité (EVARS) effective partout, l’arrêt immédiat de la baisse des financements, ainsi qu’un rattrapage du budget des associations qui accompagnent les victimes et assurent l’éducation populaire sur les questions de violences et d’égalité femmes-hommes.
