#Terrorisme

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Droits humains

Mandat d’arrêt pour « crime contre l’humanité » : le régime syrien visé par la justice

Par Thomas Clerget

Les dignitaires du régime syrien, responsables de dizaines de milliers d’assassinats et de disparitions, seront-ils un jour poursuivis ? Malgré les entraves empêchant la saisine de la Cour pénale internationale, les victimes du régime, soutenues par de nombreuses ONG, tentent d’ouvrir de nouvelles voies pour obtenir justice. Un mandat d’arrêt international vise désormais Jamil Hassan, l’un des principaux responsables de l’appareil sécuritaire syrien, impliqué dans la mise en place d’un système de disparitions, de torture et d’élimination à grande échelle. D’autres mises en cause pourraient suivre. Tandis que de nombreux Syriens risquent leur vie pour collecter des preuves, un combat de longue haleine s’engage.

Reportage

Dans le « Rojava » syrien, une marche vers l’écologie ralentie par la guerre

Par Sylvain Mercadier

Dans le Kurdistan syrien – plus connu sous le nom de Rojava, récemment rebaptisé Fédération démocratique du Nord-Syrie – les institutions locales mettent en avant la dimension écologique de leur projet de société. Investie sur les questions agricoles, le recyclage des déchets ou le reverdissement des villes, la bonne volonté des techniciens locaux et des volontaires internationaux ne manque pas. Mais les obstacles restent nombreux, la fédération restant prise en étau par la guerre, coincée entre armée turque, dictature syrienne et État islamique, et peu soutenue par la communauté internationale. Reportage.

Etat islamique

Adolescents en crise ou futurs terroristes potentiels : la difficile prévention de la radicalisation djihadiste

Par Isaac Cadon

Des propos provocateurs, voire haineux, un changement vestimentaire, une tendance à s’isoler, une addiction aux réseaux sociaux... et des jeunes se retrouvent signalés par leur famille ou l’école auprès de la Préfecture. Sont-ils en voie de radicalisation ? Sur quels éléments décider de les surveiller ? Un peu partout en France, des équipes de prévention de la radicalisation ont été créées pour évaluer ces situations à risque. La tâche est ardue, les critères sont discutés, les analyses des causes controversées, mais l’enjeu est de taille : combler le faible moyen des institutions pour ne pas abandonner ces jeunes, souvent marginalisés.

Répression

« Le 15 novembre 2015, j’ai allumé une centaine de bougies, le soir j’étais assigné à résidence »

Par Rédaction

Instauré le 15 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, l’état d’urgence était censé permettre à l’Etat de mieux lutter contre le terrorisme. Or, celui-ci a allègrement été utilisé de manière inconsidérée, ciblant des personnes sans lien avec le terrorisme. Exemples : sur les 3453 perquisitions administratives qui se sont déroulées, seules 77 ont donné lieu à une condamnation, soit 2 %. Sur les 400 assignations à résidence ordonnées après le 15 novembre, 41 étaient encore en vigueur en octobre 2017. Un documentaire, « Portraits d’urgence », donne la parole aux citoyens touchés à tort.

Guerres

Somalie : la tumultueuse histoire d’un pays presque effacé des radars médiatiques

Par Olivier Favier

Souvent ignorée par les médias et délaissée par les chercheurs, la Somalie concentre pourtant de nombreuses problématiques de notre époque : État failli, victime du dérèglement climatique et du trafic de déchets des pays industrialisés, en prise à un terrorisme endémique, cible privilégiée des réseaux mafieux. La Somalie peut être perçue à bon droit comme l’un des cœurs blessés du monde contemporain. Le 14 octobre dernier, à la suite de l’attentat le plus sanglant que le pays a connu, ses battements affolés se sont faits entendre jusqu’à Paris, pour la première fois depuis très longtemps.

Loi de sécurité intérieure

Comment la France s’apprête à devenir un Etat policier où chacun est transformé en potentiel suspect

Par Barnabé Binctin

« Etat policier », « despotisme doux », « césarisme » : juristes, avocats et grandes organisations de défense des droits humains critiquent très sévèrement le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, qui doit être votée à l’Assemblée nationale, la semaine prochaine. Remplaçant l’état d’urgence qui arrive à expiration, cette loi en prolonge plusieurs dispositions très controversées, banalise l’arbitraire, et autorise même le recours à des polices privées sur la voie publique. A croire que, bien au-delà de la lutte anti-terroriste, c’est toute forme de contestation de l’ordre établi qui pourrait être visée.

Démocratie

En France, la liberté de manifester gravement menacée par l’état d’urgence

Par Nolwenn Weiler

Le droit de manifester est en danger en France, selon l’une des plus grande organisation de défense des droits humains dans le monde, Amnesty international, qui rassemble sept millions de membres. Telle est la conclusion de l’enquête que l’organisation a menée pendant un an, alors que la France, confrontée à des attentats sanglants, vit sous l’état d’urgence. Mais cet état d’urgence et les pouvoirs arbitraires qu’il confère n’a pas seulement été utilisé pour protéger les citoyens du terrorisme. Interdictions de manifester, assignations à résidence, usage excessif de la force, intimidations de médias : l’état d’urgence a également été appliqué dans plusieurs cas contre les citoyens et leur liberté de s’exprimer, en particulier pendant le mouvement contre la loi Travail.