Crise grecque : comment être solidaire en France des citoyens athéniens

Démocratie

Partis politiques de gauche et syndicats français dénoncent les propositions du FMI et de l’Union européenne pour la Grèce. En témoignage de solidarité avec les manifestants grecs, un rassemblement était organisé le 5 mai à Paris. Thomas Coutrot (Attac), Annick Coupé (Solidaires), Jacques Muller (Verts) et Martine Billard (Parti de Gauche) nous expliquent, en images, pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de soutenir la révolte du peuple grec.

par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy

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En solidarité avec le peuple grec, qui exprime « un profond sentiment d’injustice et de révolte » face « un plan d’austérité inefficace », plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 5 mai, à Paris, devant les bureaux de la délégation de la Commission européenne en France. A l’initiative d’Attac et avec le soutien de nombreuses organisations (CGT finances, Solidaires, FSU, PCF, NPA, Parti de Gauche, Verts,…), cette mobilisation veut dénoncer la politique du FMI et de l’Union européenne, « injustice et inefficace », et le plan d’austérité pour la Grèce qui « touchera surtout les couches sociales moyennes et les moins favorisées ».

Pour Attac, « ce véritable « plan d’ajustement structurel » dépasse en férocité ceux que le FMI a l’habitude d’imposer aux pays en difficulté. Sans pouvoir dévaluer sa monnaie nationale, la Grèce va essayer de payer sa dette et de rétablir sa compétitivité par la seule déflation salariale et sociale, au prix d’une récession d’autant plus violente ». Avec pour conséquence : « chômage, baisse des salaires et des retraites, précarité, insécurité », un coût « exorbitant pour la population ». Des rassemblement similaires ont été organisés devant les ambassades grecques ou les représentations de l’Union européenne, dans plusieurs capitales européennes.

Agnès Rousseaux et Ivan du Roy