Ce sont des prospectus qui ont d’abord interpellé Maria Ignacio, enseignante d’espagnol dans un lycée marseillais, syndiquée au Snes-FSU. Mi-décembre, en salle des profs, elle est tombée sur des brochures faisant la promotion d’Intim’Ed, une ressource numérique d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars), conçue par un organisme privé.
« Ce que nous présagions est arrivé : de grosses start-up validées par l’Éducation nationale proposent des séances d’Evars pour les élèves, des formations et des contenus clé en main pour les enseignants, des vidéos pédagogiques pour parents… » alertait trois mois plus tôt Marion Mornet, conseillère conjugale et familiale au Planning familial des Bouches-du-Rhône, dans une boucle de mails avec ses collègues, déplorant une désormais « sérieuse concurrence du privé » dans le domaine de l’éducation à la sexualité.
Une délégation au privé faute de moyens
Un programme détaillé d’Evars s’applique pour la première fois depuis la rentrée 2025 dans l’Éducation nationale. Et l’État a été condamné le 2 décembre dernier par le tribunal administratif de Paris pour avoir manqué à son obligation de mettre en place des séances d’éducation sexuelle à l’école, pourtant obligatoires depuis 2001.
Les établissements scolaires sont désormais priés de respecter la loi. Et ce, à marche forcée et « sans moyens à la hauteur pour l’appliquer », dénonce Marion Mornet. « Ce qui explique entre autres qu’il y ait ce que je considère comme un nouveau marché qui s’ouvre pour des boîtes privées, certaines de bonne foi, d’autres avec une vision réactionnaire du sujet », constate l’enseignante Maria Ignacio. Cette référente Evars dans son lycée regrette « une délégation au privé de compétences qu’on ne se donne pas les moyens d’avoir en interne ».
Dans chaque établissement scolaire, c’est le personnel de l’Éducation nationale qui a la responsabilité première de ces trois séances annuelles obligatoires, pilotées par des référentes Evar (éducation à la vie affective et relationnelle, pour le premier degré) et Evars (éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, pour les collèges et lycées). Peu à peu, des associations expertes sur le sujet, comme le Planning familial, se voient ainsi restreindre l’accès aux écoles maternelles et primaires. « Les chefs d’établissements sont un peu dans le flou. Certains nous disent : “On attend d’en savoir plus, on doit bénéficier de formations, on vous recontacte plus tard”… Mais en attendant, ces séances ne sont souvent pas assurées », fait savoir Marion Mornet.
Certes, « plus de 16 000 personnes ont été formées depuis le mois de février 2025 », selon le ministère de l’Éducation nationale. Mais les enseignantes se trouvent encore bien démunies face au nouveau programme. Marion Mornet craint que, d’ici quelques années, les associations écartées de l’école primaire soient également exclues du second degré. Alors que de nouveaux acteurs arrivent sur le marché.
Il y a quelques mois, une collègue de Marion Mornet s’est ainsi rendu compte de l’apparition de deux nouveaux outils sur l’Espace numérique de travail (ENT) des lycées publics de Marseille, où peuvent notamment figurer des supports de cours. En l’occurrence : Intim’Ed, « la première ressource numérique éducative sur l’Evars et la lutte contre le harcèlement » et Sylex, qui veut « sortir l’éducation à la sexualité de l’âge de pierre ». « C’est beau, fait par des pros de la com’ et du business. On s’est fait rouler dessus par le privé », dénonce Marion Mornet.
Des entrepreneuses de la French Tech
Créée en 2023, Intim’Ed est une marque de la société By Women Company, spécialisée, selon ses statuts, en « commerce de gros de parfumerie et de produits de beauté ». Celle-ci possède aussi Fava, une « marque engagée et solidaire de protections hygiéniques 100 % bio », que l’on trouve notamment dans les enseignes du groupe Casino, entré au capital de By Women Company en 2022, à hauteur de 4 %, via Casino Participation France.
Derrière l’entreprise : Evelyn Gil-Passet, passée par Cartier et L’Oréal après un master à la grande école de commerce ESCP Business School ; ainsi que Jeanne Séguéla-Bouchet, diplômée de l’Efap, l’école des nouveaux métiers de la communication. « En 2019, dans le cadre de notre première activité liée à la santé menstruelle, nous avons été en contact avec des établissements scolaires et leurs équipes éducatives. Et c’est en 2023 que ces échanges ont mis en évidence le manque d’outils clairs et structurés pour mettre en œuvre le programme d’Evars, qui est essentiel, mais aussi dense, et qui aborde parfois des sujets sensibles ou tabous », contextualise Evelyn Gil-Passet.
Présentée de façon ludique et positive, la plateforme concurrente Sylex propose depuis 2020 « des contenus engageants pour les jeunes » et « des outils pédagogiques concrets pour les professionnels ». Sa créatrice est Valérie Abehsera, « entrepreneure expérimentée de la French Tech », fondatrice de Balinea, site de réservation en ligne de soins, absorbé par Treatwell en 2022.
« Quand j’ai revendu ma précédente start-up, il était évident pour moi que je voulais recréer quelque chose, mais cette fois avec un impact sociétal », détaille Valérie Abehsera à Basta!. Elle a été interpellée sur le sujet de l’Evars par ses trois garçons, adolescents : « En les écoutant en parler entre eux, j’ai vu qu’il y avait un vrai sujet, dit l’entrepreneuse. Donc, je me suis dit : il faut développer quelque chose qui soit ludique, sympa, rigolo, avec un ton complètement différent et qui donne néanmoins une information scientifique, fiable, avérée, juste », poursuit-elle.
Faisant d’abord appel à des médecins et psychologues, elle se forme peu à peu sur le sujet : elle suit une formation de la chaire santé sexuelle et droits humains de l’Unesco ainsi que la formation Evars du Planning familial et passe un diplôme universitaire de santé sexuelle à la faculté de médecine de la Sorbonne. « Je me suis rendu compte que, pour que ça ait un impact, il fallait passer par l’école plutôt que par les familles », décrit-elle. Son objectif : « Construire un outil clé en main pour les enseignants qui doivent animer des séances, de manière à leur fournir un cadre, un support, un fil conducteur, et les décharger de nombreuses heures de travail préparatoire à faire en amont. »
De ressources accessibles via l’ENT
Dans la même idée que Sylex, Intim’Ed a été conçue comme un support pédagogique « pour permettre aux équipes éducatives de s’appuyer sur un cadre neutre, scientifique, bienveillant et conforme au programme officiel », décrit sa cofondatrice Evelyn Gil-Passet. Pour cela, Intim’Ed a été accompagnée, à ses propres frais entre 2023 et 2025, par l’accélérateur d’innovations pédagogiques du réseau Canopée, destiné aux porteurs de projet technologiques dans l’éducation.
Ce réseau, mentionné parmi les « partenaires de confiance » d’Intim’Ed sur son site internet, est sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Interrogé à ce sujet, le ministère assure pourtant que le « réseau Canopé n’est pas partenaire d’Intim’Ed et il a été demandé à Intim’Ed de retirer le logo du réseau Canopé de son site internet où il figurait de manière abusive dans la rubrique “partenaires”, ce qui vient d’être fait. Cette entité, n’a en effet ni l’autorisation d’utiliser l’identité visuelle de réseau Canopé ni celle de laisser supposer que leurs contenus seraient validés ou co-construits par réseau Canopé ».
Tout comme Sylex, Intim’Ed affiche en outre comme partenaire le gestionnaire d’accès aux ressources qui permet une transmission sécurisée de données via l’ENT, l’espace numérique de travail du personnel de l’Éducation nationale. « Pour être accroché au gestionnaire d’accès aux ressources de l’ENT, c’est un processus très long, qui pour nous a duré presque huit mois », détaille Evelyn Gil-Passet.
Une fois cette étape validée, la ressource devient techniquement accessible, « mais c’est à chaque établissement de s’abonner. Il n’y a ni obligation ni automatisme. L’établissement qui est intéressé va me passer la commande, et moi, je vais créer une licence afin qu’il puisse l’avoir dans son espace de travail », explique-t-elle.
Intim’Ed et Sylex étaient également référencées dans le catalogue des ressources de la région Sud et de la région Île-de-France, et à ce titre, financées par celles-ci, avant d’être supprimées.
« Ces régions mettent à disposition des établissements scolaires un catalogue de ressources numériques. Pour y apparaître, il faut candidater et que notre ressource soit validée par les inspecteurs académiques – ce qui nous a pris un an et demi pour la région Île-de-France », décrit la cofondatrice d’Intim’Ed.
Une fois validées, ces ressources ne sont financées par la collectivité que si un établissement les sélectionne, auquel cas il la paie avec le budget dédié aux ressources qui est mis à sa disposition par la région. Interrogée à ce sujet, la région francilienne ne nous a pas répondu.
Le ministère « ne soutient aucune démarche commerciale »
Il arrive également que ces ressources soient mises en avant par certains départements, comme l’Essonne, qui mentionne Sylex parmi ses offres de découverte éducative (ODE). Mais ce soutien du public n’est pas toujours clair ni assumé : une page référençant Sylex et Intim’Ed comme « ressources institutionnelles mises à disposition par le ministère » sur le site de la région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur a été supprimée au cours de notre enquête. De même que sur le site de l’académie de Versailles.
Contactées, ces dernières n’ont pas répondu, mais l’académie d’Île-de-France affirme que si « les ressources conçues par Intim’Ed et Sylex figurent dans le catalogue de ressources proposé par la collectivité régionale », elles « n’ont fait l’objet d’aucun financement de la région académique ni des académies franciliennes (qui dépendent de l’Education nationale, ndlr). Conformément aux recommandations ministérielles, elles ne sont plus relayées sur le site. »
Le ministère de l’Éducation nationale, à qui nous avons demandé des précisions à ce sujet, répond qu’il « ne soutient aucune démarche commerciale et ne préconise pas les produits dits “clefs en main“ puisque les séances sont toujours construites par les personnels de l’éducation nationale pour plus de cohérence avec les besoins de leurs élèves ».
Il assure être « particulièrement vigilant, et demande aux académies le même degré de vigilance, quant aux produits que proposent des organismes privés qui doivent respecter les principes fondamentaux du service public d’éducation, en particulier les principes de laïcité et de neutralité, notamment religieuse, politique ou commerciale, la conformité avec la progressivité du programme Evar/Evars et le respect du cadre éthique que cette éducation impose ».
Un cadre d’autant plus indispensable que l’Evars, « qui touche des sujets intimes qu’il faut manier avec précaution », « est une thématique qui se vit, qui se débat », appuie Marion Mornet du Planning familial. « On est formées à ouvrir des espaces d’échanges sur les questions de consentement, de genre, mais aussi à recueillir la parole des jeunes et ça, ça ne s’improvise pas. On a très régulièrement des révélations de violences, par exemple », poursuit-elle.
Les fondatrices d’Intim’Ed comme de Sylex affirment de leur côté respecter le programme Evar/Evars et ne surtout pas vouloir se substituer aux enseignants ou aux associations. « Au contraire, c’est complémentaire avec les associations, répond Valérie Abehsera pour Sylex. Et de toute façon, on part tellement de zéro qu’il faut qu’on soit nombreux à y aller. Aucun enseignant ni aucune association n’arrive à faire trois séances par an dans tous les niveaux de tous les établissements de France. »
Evelyn Gil-Passet assure quant à elle pour Intim’Ed qu’« il n’y a aucune concurrence avec les associations » : « Bien sûr, on comprend leurs inquiétudes, mais notre rôle est de fournir un outil pédagogique qui permette aux équipes éducatives de remplir leurs obligations dans le cadre scolaire. Nous n’intervenons pas dans les établissements. À ce titre, les acteurs associatifs restent essentiels », défend-elle à propos de sa ressource, à laquelle une centaine d’établissements serait abonnée à ce jour.
« Une plateforme en ligne est moins chère »
Reste qu’avec une licence à 49 euros par classe pour Sylex, et à 290 euros par an pour un établissement de moins de 300 élèves pour Intim’Ed – et jusqu’à 690 euros pour plus de 1500 élèves, les tarifs pratiqués par le privé restent bien souvent inférieurs à ceux proposés par les associations. « Au Planning familial des Bouches-du-Rhône, où nous avons de gros frais de fonctionnement, le prix d’une séance Evars de deux heures pour une classe avec deux intervenantes est de 600 euros. Nul doute qu’une plateforme de cours en ligne est moins chère ! » avance Marion Mornet, du Planning de Marseille.
Grâce à des financements des agences régionales de santé et des collectivités, ce dernier ne demande qu’une participation symbolique de 60 euros aux établissements. « Nous, on estime que ça nous coûte environ 300 euros par classe, et on demande environ 100 euros aux collèges grâce à des systèmes de cofinancement, car, si on facture le prix que ça nous coûte, ils ne peuvent pas payer. Donc on fait du bricolage, et on rentre à peine dans nos frais », témoigne Sophie Barre, du Planning familial des Yvelines. Mais à l’heure d’une baisse drastique des subventions aux associations, toutes n’ont pas cette possibilité.
La référente Evars Maria Ignacio a fait le choix de faire intervenir le Planning dans son lycée en janvier 2026, pour un coût de 1400 euros. « Les intervenantes vont venir en tout pendant presque trois semaines pour 300 élèves de seconde. Elles seront cinq pour assurer deux heures de théâtre-forum pour chaque classe, et ensuite deux pour deux heures de groupes de paroles en demi-classes, donc ce n’est pas cher payé ! » commente la professeure d’espagnol.
Assurant ne pas avoir lancé Sylex pour générer du profit, Valérie Abehsera affirme avoir réinvesti son chiffre d’affaires dans le développement et la création de contenus. « Globalement, il n’y a pas d’argent. On est tous face au même constat, malheureusement. Ça fait cinq ans et je ne me paye pas du tout », met-elle en avant, répétant avoir créé Sylex « dans un objectif d’impact sociétal ».
Des entreprises aux visées idéologiques
D’autres acteurs plus politiques s’intéressent au « marché » de l’Evars avec d’autres visées. Depuis la création de Sylex, Valérie Abehsera affirme avoir été approchée par le Fonds du bien commun du milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, dont une des actions « prioritaires en France » est de stimuler une politique nataliste qui se voudrait chrétienne et « de souche européenne ».
Jusqu’en 2019, sa holding d’investissements Otium Capital était au capital de Balinea, l’ancienne entreprise de Valérie Abehsera. Aujourd’hui, elle affirme ne pas avoir donné suite à la sollicitation du Fonds du bien commun : « Je préfère fermer que prendre de l’argent à cet endroit, ce n’est pas possible pour moi », répond-elle, alors que L’Humanité a depuis révélé le projet Périclès de Stérin, visant à investir 150 millions d’euros pour une victoire électorale de l’extrême droite.
Le vaste écosystème de Stérin soutient déjà de nombreuses associations conservatrices spécialisées en Evars, mais également Lift, une entreprise proposant des programmes en ligne d’éducation à la sexualité.
En 2023, le Fonds du bien commun finançait en outre Sème Lovecare, au travers du « Prix des couples ». Absorbée en 2025 par l’entreprise Thérèse, du nom de sa gérante Thérèse Hargot, cette entreprise se consacre à « toutes formes de conseil et formation en vie affective, relationnelle et sexuelle, ainsi que l’édition, la vente, la publication et la distribution de contenu divers en lien avec l’activité ». Se définissant comme essayiste, thérapeute de couple et sexologue, Thérèse Hargot, qui ne nous a pas répondu, propose sur son site des consultations, stages et conférences pour les particuliers et professionnels, incluant des collèges et lycées, privés comme publics.
Se concentrant sur « l’éducation au consentement, la prévention contre la pornographie, les langages de l’amour, les sentiments amoureux », cette ancienne proche de la Manif pour tous assume sur son site de ne parler ni de contraception, ni d’avortement, ni d’infections et maladies sexuellement transmissibles, tout en se défendant d’être « une conservatrice religieuse et une extrémiste de droite, anti-contraception et anti-IVG ». Son site ne fait pas non plus mention de LGBTphobies ou d’identité de genre, mais uniquement de « l’obsession de l’orientation sexuelle ».
En 2023, Thérèse Hargot recevait dans son « podcast de l’amour durable » Lovecare, une autre actrice majeure de l’Evars, Maëlle Challan Belval, fondatrice de l’organisme de formation Comitys. Celui-ci a été épinglé en novembre dernier par la CGT Éducation de l’enseignement privé sous contrat parmi les organisations réactionnaires « infiltrées » dans les établissements scolaires.
« Comitys intervient pour Formiris (soit le centre de formation de l’enseignement catholique, ndlr) dans le cadre des formations à l’Evars, le tout financé sur fonds publics », met en avant le syndicat. Dans le catalogue de Comitys sont proposées sur devis de nombreuses formations pour les professionnels, mais aussi pour les jeunes.
Dans ces dernières, il n’est pas question d’orientation sexuelle, d’identité de genre, ou d’avortement, mais notamment de « procréation et vie familiale » et de « fécondité et responsabilité sexuelle ». Partenaire de l’enseignement catholique, Comitys, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations, affiche de très nombreux soutiens privés comme publics, dont certains ont disparu de son site après nos questions.
C’est le cas du département des Landes, qui répond à Basta! « ne pas faire appel à cette structure ni à ces outils », ou encore de celui de Seine-Saint-Denis, qui « n’a pas de partenariat avec l’entreprise Comitys » et « ne la finance pas ». « Nous n’avions pas connaissance de la présence du logo du département de la Seine-Saint-Denis sur leur site et sa présence dans la rubrique “ils nous font confiance” portant à confusion, nous leur avons demandé de le retirer », répond le département. Il reconnaît néanmoins avoir recours « de manière ponctuelle » à l’entreprise « pour des achats d’outils/jeux/prestations », eux aussi nombreux dans la boutique en ligne de Comitys.
« Le risque, c’est d’utiliser ces outils sans être vraiment informé de qui est derrière, alerte Coline Charbonnier, salariée du Planning familial de Marseille et co-coordinatrice de Parlons-sexualites.fr, un site d’information sur l’Evars pour les 15-25 ans. Même si l’intention est parfois bonne, reste qu’il sera plus simple et moins cher pour un établissement d’utiliser des ressources déjà prêtes dans un objectif de couvrir un maximum de niveaux et de classes, que de former des profs ou de faire intervenir des associations. »
Ce qui fait craindre à sa consœur Marion Mornet qu’« avec cette privatisation, c’est la mort assurée de nos actions en milieu scolaire et de nos plateformes numériques régionales pour les jeunes dans quelques années si on ne réagit pas ». La plateforme Parlons-sexualites.fr, elle, n’apparaît pas sur l’espace numérique des établissements du second degré, malgré une demande en ce sens du Planning familial.
