Partage des richesses

Partage des richesses

Économie partagée

« Face à la propriété privée des moyens de production, il est temps qu’émerge une économie des communs »

Par Benoît Borrits

Le projet de loi Pacte du gouvernement – Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises – se propose d’ajouter à la définition juridique de l’entreprise le fait qu’elle est responsable devant la société des conséquences sociales et environnementale de ses actions. Alors que la loi doit être discutée au Parlement à la rentrée, intellectuels et économistes de gauche et de droite se disputent depuis plusieurs semaines par tribunes interposées au sujet de la liberté d’entreprendre face à l’intérêt général, du bien commun et de la propriété privé. Le spécialiste de l’économie coopérative Benoît Borrits, chercheur militant et animateur de l’association Autogestion, apporte ici sa pierre au débat. Il a publié ce printemps aux éditions La Découverte, Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs.

Coopératives

À Lyon, sera-t-il bientôt possible de faire la tournée des bars... autogérés ?

Par Elodie Horn

Des bars autogérés en coopérative, où les co-gérants sont élus par les serveurs et les cuisiniers tout en percevant le même salaire, qui proposent bière artisanale et alimentation locale... Cela se passe dans la région lyonnaise. Deux bars, le Court-circuit et le Bieristan commencent à essaimer leur modèle en proposant des formations ouvertes au grand public. Une alternative pour en finir avec la précarité du secteur de la restauration ?

Climat

Faut-il vraiment limiter la population mondiale pour sauver la planète ?

Par Sophie Chapelle

La question revient fréquemment dans les débats sur le changement climatique : l’augmentation de la population constituerait l’une des principales menaces pour l’équilibre planétaire. Les pays pauvres, et particulièrement l’Afrique avec sa forte croissance démographique, sont implicitement visés. Pourtant, un Africain pollue vingt fois moins qu’un Nord-américain. Si la question démographique se pose à long terme, elle risque d’être utilisée pour évincer les vraies priorités et responsabilités : une meilleure gestion et répartition des ressources et une remise en cause du modèle consumériste.

Alternative

Le revenu de base, levier d’émancipation collective ou nouvelle arnaque néolibérale ?

Par Sophie Chapelle

Le revenu de base s’est immiscé au cœur de la présidentielle. L’idée : verser à chacun un revenu mensuel de sa naissance à sa mort, sans condition ni contrepartie. Pourquoi cette mesure est-elle autant reprise et fait-elle autant débat, à droite comme à gauche ? En quoi le revenu universel peut-il être un moyen d’émancipation ? Ne risque-t-il pas, au contraire, de renvoyer les femmes au foyer, ou de menacer la protection sociale ? En réalité, selon les mouvements, selon les courants politiques ou les économistes, le contenu de cette idée varie en profondeur. Quel montant, quel mode de financement ? Où le revenu de base est-il expérimenté ? Basta! explore une question qui a le mérite de remettre le travail et la répartition des richesses au cœur du débat.

Répartition des richesses

Revenu d’existence : « Vivre mieux avec moins, et surtout retrouver le sens de nos vies »

Par Anisabel Veillot, Christophe Ondet, Stéphane Madelaine, Vincent Liegey

Le revenu d’existence fait irruption dans le débat public. Nombreux sont les responsables politiques à le reprendre, mais en y accolant des objectifs bien différents. On ne peut penser cet outil indépendamment du projet de société dans lequel il s’inscrit, rappellent les co-auteurs du Manifeste pour une Dotation inconditionnelle d’autonomie. Car derrière le revenu d’existence, c’est la répartition des richesses et du travail, la réappropriation des productions et des services publics, qui doivent être débattues. Tribune.

Accueil

Sans les barbelés, le racisme, les expulsions : à quoi pourrait ressembler une autre politique migratoire

Par Rachel Knaebel

Alors que les droites extrêmes et l’égoïsme ont le vent en poupe, il n’est pas facile d’imaginer une politique migratoire accueillante, débarrassée des fantasmes d’invasion et de l’obsession du repli. Pourtant, en Europe, des communes, des élus, des associations, ou même de simples citoyens esquissent des solutions pour mettre en œuvre une autre politique migratoire, fondée sur la solidarité et le respect.

Blockupy

Inauguration de la Banque centrale européenne : et si on s’invitait à la fête ?

Par Collectif

La Banque centrale européenne (BCE) inaugure son nouveau siège à Francfort. « Les deux tours de cette forteresse de l’austérité, qui ont coûté 1,3 milliard d’euros, sont le symbole du gouffre qui sépare les élites financières et politiques des populations », dénoncent des mouvements sociaux de toute l’Europe, qui invitent à une journée de manifestation. Pour passer à l’action contre l’austérité, ces mouvements organisent un blocage de la BCE, le 18 mars. Voici leur appel.