- Après une première journée de grève de la fonction publique le 29 septembre, les syndicats appellent à descendre dans la rue ce jeudi 5 novembre pour les salaires. Il ont été rejoints par les jeunes et des gilets jaunes. Différentes manifestations sont prévues à travers la France, associées à une journée de grève interprofessionnelle.
- L’appel à la grève concerne les transports, l’éducation, la santé, mais aussi le secteur privé.
- Entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus en France, et 40 000 à 80 000 à Paris. En réponse, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes comme le samedi 31 octobre.
- À Paris, le parcours de la manifestation devrait cette fois relier la place de la République à celle de la Nation, à partir de 14 h.
« Le projet de budget tourne le dos à la jeunesse et à ses revendications légitimes. Les choix du gouvernement vont encore peser sur nos vies et nos droits : se soigner correctement, vivre dignement de son salaire ou de sa pension, compter sur des services publics accessibles sur tout le territoire…ce sont des droits essentiels à garantir, pas des économies à réaliser ! », défend la CGT dans son appel à la grève.
Dans l’éducation, 52 % des personnels professeures, CPE, psychologues scolaires, AESH et assistants d’éducation sont en grève aujourd’hui selon le syndicats Snes-FSU. « Près d’un millier de lycées sont aussi bloqués, partiellement ou totalement, ou fermés administrativement », indique le syndicat, qui appelle à poursuivre la mobilisation. Le Snes-FSU « réunit en fin d’après-midi son bureau national pour préciser ce soir les modalités de ces suites immédiates et il s’adressera à l’intersyndicale pour construire la poursuite de la mobilisation dans le cadre le plus large. »
Des blocages sont aussi prévus sur certaines routes. En Isère, la Confédération paysanne prévoit d’organiser un barrage filtrant près d’un péage de l’A48.

13 h, à Caen (Calvados)
Place Saint-Sauveur, fin de manifestation officielle, qui a rassemblé 26 000 personnes selon la CGT, 12 000 selon la maire.
La rue Écuyère, l’une des principales rue piétonne de Caen, est verrouillée par les forces de l’ordre et interdite même aux piétons.
11h, à Pantin (Seine-Saint-Denis)
Rencontrée devant le lycée Simone-Weil de Pantin, Maelys est en bac-pro et travaille comme alternante dans un restaurant étoilé : « Je suis payée entre 500 et 800 euros par mois. On aide nos parents. Quand je vois le prix des courses, des loyers, de l’électricité, je me rends compte que c’est vraiment cher. La prix de la vie augmente et ce n’est pas possible pour nous. Que ce soit pour notre génération ou les générations futures. C’est pour ça qu’on manifeste. »
10h50, à Caen
Le défilé s’apprête à partir. La CGT est en tête suivie des autres syndicats. Les étudiants et lycéens viennent de les rejoindre depuis l’université.
8h30, à Fontenay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Un nuage de lacrymo est visible devant le lycée Pablo-Picasso, mobilisé depuis octobre.






