52 paysans de la Confédération paysanne en garde à vue : rassemblement de soutien

Ça bouge !

Suite à une action au ministère de l’Agriculture le 14 janvier en fin de journée, 52 militantes de la Confédération paysanne dont le représentant de Guyane sont actuellement en garde à vue. Le syndicat agricole appelle à un rassemblement de soutien.

par Rédaction

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« La FNSEA peut faire défiler 400 tracteurs et est reçue en grande pompe par Yaël Braun-Pivet et le premier ministre. Nous, à chaque fois qu’on se mobilise, tout ce qu’on obtient c’est de la répression. » Thomas Gibert, co porte-parole de la Confédération paysanne, fait partie des 52 paysannes du syndicat Confédération paysanne placés en garde à vue depuis le mercredi 14 janvier au soir. Le président de la chambre d’agriculture de Guyane Jean-Yves Tarcy fait également partie des personnes interpellées.

Plus de 150 paysan·nes de la Confédération paysanne venu·es de toute la France, dont une importante délégation des DROM, ont occupé le ministère de l'agriculture le 14 janvier 2026.
Plus de 150 paysannes de la Confédération paysanne venues de toute la France, dont une importante délégation des DROM, ont occupé le ministère de l’agriculture le 14 janvier 2026.
© Confédération paysanne

Plus tôt dans l’après midi, vers 16 heures, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’Agriculture dans le 7e arrondissement de Paris, pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et « l’accaparement » des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et d’agro-industriels. Ils ont déployé une banderole « L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir ».

Les policiers ont évacué les lieux et interpellé 50 personnes ensuite placées en garde à vue, a indiqué la préfecture de Paris dans un communiqué, précisant qu’un représentant du ministère de l’Agriculture avait déposé plainte. « Un groupe de personnes se revendiquant de la Confédération paysanne a pénétré sans autorisation l’enceinte extérieure d’une annexe du ministère de l’Agriculture. (...) Ces faits sont constitutifs d’un grave trouble à l’ordre public et de plusieurs délits ».

La Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue parmi lesquelles ses trois porte-parole nationaux. « Nous dénonçons encore une fois le deux poids deux mesures de ce gouvernement dans la répression syndicale et dans les réponses politiques aux demandes de l’immense majorité des paysannes des Drom et de l’hexagone qui s’expriment depuis des mois », souligne le syndicat qui appelle à un rassemblement de soutien à partir de 11 heures ce jeudi 15 janvier devant le commissariat du 13e arrondissement de Paris.

Ces gardes à vue interviennent quelques heures après une nouvelle salve d’annonces du gouvernement qui a notamment promis une « loi d’urgence agricole » répondant très exactement aux demandes de l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs.